12 mars 2008

Méditer

Il existe de nombreuses méthodes de méditation. Nous étudierons ici seulement trois techniques au choix:« observer » la respiration, utiliser un objet et réciter un mantra.
 

1. « Observer » la respiration.

Cette technique calme l’esprit et le discipline tout en l'apaisant.
Fixez tout d'abord votre attention sur le souffle sans le modifier. Puis essayez de percevoir le trajet de l'air à l'inspir et à l'expir. Vous commencez par les narines, puis vous suivez le trajet de l'air dans l'arrière-nez, la gorge, jusque dans la trachée, puis dans les bronches, le plus loin possible dans les poumons. Vous vous concentrez sur ce trajet en sens inverse durant l'expiration.
Vous accorderez une attention toute particulère à la vie qui pulse plus fort dans l'ensemble du corps à l'inspir et à la détente qui s'installe à l'expir. Laissez faire l'intervalle qui s'imposera de lui-même à la fin de l'expir, l'inspir se faisant d'elle-même.

Au fur et à mesure que vous progresserez, vous pourrez affiner vos perceptions et développer vos ressentis.
Durant la pratique, vous veillerez à ne pas vous laisser entraîner à aucun commentaire mental, aucune analyse ou aucun bavardage intérieur…. Ce qui compte, c’est la présence.
A mesure que votre respiration deviendra plus consciente, vous serez davantage présent: vous trouverez la plénitude. Respirez comme si vous deveniez le souffle. Peu à peu, la respiration, celui qui respire et l’acte de respirer deviendront un. La dualité et la séparation s’évanouiront.

 
Certaines personnes préfèreront:

 
2 Utiliser un objet

Ce peut être un objet ou une photo dont la beauté naturelle vous inspire particulièrement, ou une image du Bouddha, du Christ, etc...


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ou


3 Réciter un mantra

La définition du mantra est "ce qui protège l’esprit".

Quand vous vous sentez agité, désorienté, ou dans un état de fragilité émotionnelle, réciter un mantra est un moyen de modifier votre état d’esprit et de transformer votre énergie en la rendant positive.
Ce peut être un mot unique qui correspond au mieux à vos attentes présentes: santé, bonheur, concentration, joie, sérénité, réussite, amour, richesse, etc...
Vous laissez venir à vous ce mot unique et vous en faites le sujet de votre méditation en le répétant soit à voix haute, soit en le faisant résonner silencieusement dans votre tête. C'est bien plus efficace qu'une phrase complète du genre "je veux être en bonne santé" ou" je veux gagner beaucoup d'argent", phrases sur lequel le mental va se jeter en les dénigrant si vous êtes malade ou endetté, en vous montrant tous les obstacles et toutes les raisons qui vous prouveraient que la situation ne peut vraiment pas changer. Le mot unique, lui, "reprogramme" en quelque sorte notre cerveau, permet de vaincre nos résistances et nous aide à découvrir en nous les ressources sur lesquelles nous appuyer pour changer notre vie.

Il est également possible de réciter une prière ou un psaume auxquels l'on est particulièrement attaché ou des mantras simples et célèbres en sanscrit comme SO-HAM (SO à l'inspir, HAM à l'expir) ou HAM-SA (HAM à l'inspir, SA à l'expir) ou si l'on préfère en français JE SUIS (JE à l'inspir, SUIS à l'expir).

Bonne pratique

06 février 2008

Tiens-toi droit !

Citation de Philippe de Méric, qui fut l'un de ceux qui firent connaître le yoga en France après la guerre. L'on m'a parlé de son livre "Le Yoga sans Postures... Juste une attitude", réédité aux éditions Grancher, qui semble être une approche simple de la méditation et de la maîtrise respiratoire. Je ne l'ai pas encore lu. 

Tiens-toi droit ! Injonction physique? Message éthique? L’un et l’autre sont liés. La capacité à se tenir droit avec souplesse, à établir à tout moment le corps dans une attitude juste apparaît comme un préalable à une action juste. Se tenir droit est-il tellement simple ? Que ne l’apprend-on dans les écoles...

"Debout ou assis, nous veillerons, aussi souvent que possible, non pas à nous tenir droit, mais tout simplement à nous étirer vers le haut, comme si nous voulions toucher le plafond avec le sommet du crâne. Ce simple geste interne nous donne instantanément l’attitude correcte. (…) Aucune raideur n’est nécessaire ; grandissez-vous en tirant sur vos articulations internes, sans vous soulever sur la pointe des pieds, si vous êtes debout, ni surélever les épaules. La tête est droite, le menton légèrement rentré, de façon à étirer les vertèbres cervicales. Les épaules tombent naturellement, s’effacent par un mouvement d’extension de la partie supérieure de la poitrine vers le haut et non par une traction des omoplates vers l’arrière.(…) Rappelez-vous cette description, elle vous servira, dans la journée, pendant votre travail comme chez vous, en marchant comme en étant assis. Chaque fois que vous y pensez, songez à vous grandir ainsi. Cette habitude vous deviendra vite naturelle et indispensable. (…) Il est encourageant de constater la rapidité avec laquelle notre corps s'adapte à toute amélioration offerte."

04 février 2008

On y fait quoi déjà dans ces cours?

Voici quelques questions que l'on me pose couramment par mail ou par téléphone. Vous y trouverez en suivant mes réponses à chacune d'elles.

A qui s'adressent les cours?

A toute personne désirant se réapproprier son corps et son énergie vitale, améliorer sa concentration, redécouvrir la détente et la présence au présent.

A tous ceux qui souhaitent renouer avec eux-mêmes, puiser aux sources de la joie, développer le témoin en soi, sa créativité et ses sensations, pour réveiller les énergies cachées et mieux gérer le stress.

Serai-je capable de les suivre?

La pratique est accessible à toutes et à tous, pleinement adaptée à nos morphologies occidentales. Ni contorsionnisme, ni compétition.

Nous utilisons des outils simples : le corps, le souffle, la voix, l’écoute, nos sensations et la dynamique du groupe.

Quels bénéfices puis-je en attendre? 

Par la posture et l’harmonisation du geste et du souffle, le corps se délie et se dynamise, se relâche et s’accomplit.

Le mental s’apaise et la ré-création devient possible.

Comment se déroule une séance?

Non, nous ne ferons rien d'acrobatique. Rien qu'en hatha yoga, il existe paraît-il plus de 84000 postures: nous nous contenterons d'environ 80 postures plus leurs variantes. Ajoutez à cela les techniques et les postures propres aux yoga chinois et égyptien et vous êtes sûr(e)s de ne pas vous ennuyer.

Chaque séance commence souvent par une reprise de contact avec notre souffle et même... avec le sol et avec nos pieds! Indispensable pour nous autres occidentaux, au quotidien si souvent trépidant et agité. Puis l'on privilégiera les étirements: pour ce faire, les enchaînements du yoga chinois (chi kong et styles internes du kung fu) sont l'idéal. On y alternera les extensions, les flexions avant et latérales et les si bénéfiques torsions, en position debout. Ce yoga-là peut même se pratiquer en vêtements de ville pas trop serrés, parfait pour une petite pose au boulot!

On pourra aussi désirer affermir notre verticalité et rééduquer notre appareil locomoteur avec quelques enchaînements en provenance de l'égypte pharaonique. Voilà également un yoga praticable en tenue de ville souple, y penser quand on commence à décliner sur notre bureau au travail. Très efficace pour lutter contre la gravité et redresser nos dos voûtés et nos corps avachis. Et puis quelle détente et comme on respire mieux! En même temps que les épines dorsales se redressent et les souffles s'épanouissent, les baîllements apparaissent: la détente est déjà là, elle se lit sur les visages.

Cette entrée en matière ayant suffisamment délié et assoupli le corps tout en améliorant notre concentration, nous pouvons maintenant aborder le hatha yoga proprement dit. Debout ou au sol, assis ou allongé sur le dos, l'on découvrira des postures diverses aux noms enchanteurs, issus du quotidien ou des mondes minéral, végétal ou animal, afin de ne pas oublier ce que nous autres humains devont à ces trois règnes:  la montagne, le cobra, le demi-pont, la feuille pliée, la sauterelle, le diamant, l'aigle, le tigre ... Chacune d'elles nous permet de développer les attributs et qualités de l'objet ou du vivant auxquels elles se réfèrent, stabilité, souplesse, force, combattivité, patience, etc...

Toute la pratique s'appuie évidemment sur le souffle, qui est guidé en permanence, de façon à ne plus bloquer notre respiration et à guider chaque molécule d'oxygène dans les moindres recoins de notre organisme. C'est très vite que l'on redécouvre la joie de respirer pleinement et l'on apprendra à ralentir le souffle et à l'étirer pour l'amplifier. Depuis le temps que les grands sages nous répètent que respirer est la clé de la jeunesse conservée et de la santé, ne nous en privons pas. Et c'est un apprentissage beaucoup plus aisé qu'on le croit!

Lorsque nous maîtrisons suffisamment les postures séparées qui les composent (deux ou trois mois suffisent pour les débutants), ce sera grand plaisir que de les enchaîner sous forme des fameuses Salutations au Soleil ("Surya Namaskar"), comportant également de nombreuses variantes.

La séance s'achève sur une torsion au sol et une relaxation guidée, dynamique ou immobile selon les saisons, issue des techniques de contraction-décontraction ou du yoga nidra, école de détente et prise de conscience supplémentaire de nos possibles et de notre être profond. 

En bref, un yoga fluide et varié, tonique mais sans courbature, respectueux de nos corps, de nos âges, de nos pathologies et de nos origines européennes, pour une meilleure condition physique, respiratoire et mentale et une connaissance accrue de nous-même.

Puis-je m'inscrire en cours d'année?

Oui, à tout moment. C'est en pratiquant qu'on progresse, peu importe à quel moment  l'on commence.

Je suis raide, trop âgé/ée, malade, fatigué/ée, pas sportif/ve, pourrai-je y arriver?

Cessez de vous chercher des prétextes et venez pratiquer un peu avec nous. Là vous verrez par vous-même si vous vous sentez bien, si ce que vous expérimentez vous convient et vous donne l'envie de persévérer. Si ce n'est pas le cas, vous êtes libre de partir à tout moment.

Quels types de cours existent?  

Il existe 5 cours collectifs pour adultes sur Pau et Poey de Lescar, dont une séance où la pratique est adaptée aux personnes affaiblies (sous chimio ou tout autre traitement très fatigant, convalescentes, fibromyalgiques, handicapées, spasmophiles, ...). il existe également deux cours pour enfants. Cf. Le planning des cours 2007-2008

Séances individuelles sur RV possibles.

Pour tout renseignement et incription: 05 59 92 14 71 ou Planète Yoga

 © Planète Yoga I.S. 2007

28 janvier 2008

Apprendre à respirer (1)

La respiration abdominale
     souvent appelée respiration bouddhiste par les adeptes des arts martiaux
  
Je pratique
Je suis allongé(e) sur mon tapis de sol, le dos bien droit, la tête dans l'alignement de la colonne, bras et jambes détendus. Inspiration et expiration par le nez. À l'inspire, le ventre se gonfle, à l'expir, il se creuse. Au minimum, 12 cycles pour en sentir les effets bénéfiques.

Débutants
Je pose une main sur mon ventre au niveau du nombril et je me concentre sur le mouvement de l'abdomen pendant que je respire. Je sens ma main qui monte à l'inspir, qui descend à l'expir.

J'approfondis
Je pose la pointe de la langue en arrière des dents, au niveau du palais supérieur. Si j'ai l'habitude de cette respiration, je reste un temps confortable (de quelques secondes à plusieurs) "poumons vides" à la fin de l'expir, pour laisser l'inspir se faire d'elle-même.

Effets
   1) masse les organes internes. Prévention des affections du système digestif et du système uro-génital.
   2) tonifie les muscles abdominaux.
   3) améliore le fonctionnement des reins et la circulations de l'eau dans le corps.
   4) pratiquée le soir dans son lit, elle prépare au sommeil. En règle générale, elle détend et apaise.


La respiration abdominale inversée
    Souvent appelée " RESPIRATION TAOÏSTE ", c'est la respiration embryonnaire, celle que nous avions dans le ventre de notre mère.

Je pratique
Je suis allongé(e) sur mon tapis de sol, le dos bien droit, la tête dans l'alignement de la colonne, bras et jambes détendus.
Inspiration et expiration par le nez. À l'inspir, je creuse le ventre, à l'expir je bombe le ventre en le poussant en direction des pieds. Au minimum, 12 cycles pour en sentir les effets bénéfiques.

J'approfondis
La pointe de la langue est posée en arrière des dents, au niveau du palais supérieur. Si j'ai l'habitude de cette respiration, je reste un temps confortable (de quelques secondes à plusieurs) "poumons vides" à la fin de l'expir pour laisser l'inspir se faire d'elle-même. J'observe le bas de mon dos (zone lombaire) à la fin de l'expiration.

Mêmes effets que la respiration abdominale normale, plus:
   1) plus grande efficacité dans le massage des organes internes. Améliore la digestion de manière remarquable et limite les reflux gastriques en cas de hernie hyatale,
   2) recentre et apaise en profondeur,
   3) assouplit admirablement le diaphragme, améliorant la capacité respiratoire et favorisant l'élimination de l'air résiduel,
   4) prépare à l'effort,
   5) prépare à des respirations plus complexes et aux techniques de purification respiratoires du hatha yoga
   6) limite de manière remarquable les maux de dos.
On peut la pratiquer en cas de crise de lombalgie et/ou de sciatique, c'est même souvent la seule pratique qu'on puisse s'offrir en période de crise, les postures étant alors déconseillées. Elle permet de diminuer les pathologies de la zone lombo-sacrée et la douleur à ce niveau. Penser à boire un grand verre d'eau avant la pratique et un grand verre d'eau après pour favoriser l'élimination des impuretés au niveau digestif et articulaire.

14 avril 2007

La respiration yogique complète

Le grand André Van Lysebeth affirmait que la respiration yogique complète est la seule normale puis­qu'elle englobe en un seul processus les diverses façons partielles de respirer:

« a) la respiration abdominale, provoquée par l'aplatisse­ment et l'abaissement du diaphragme;

b) la respiration costale, réalisée par l'écartement des cô­tes;

c) la respiration claviculaire, ou respiration haute, produi­te par le soulèvement du sommet du thorax. »

Comment apprendre, en pratique, cette respiration?

Ecoutons-le lorsqu'il nous explique comment procéder.

medium_Van_Lysebeth1.2.jpg« Une bonne respiration commence non seulement par une expiration complète et lente, mais aussi que cette EXPIRATION parfaite est la condition sine qua non d'une inspiration correcte et complète, pour la raison bien simple qu'on ne peut remplir un récipient que s'il a été préalablement... vidé! Impossible de bien respirer si nous n'expirons pas d'abord à fond. »

Une fois cet air résiduel réduit au maximum, la respiration yogique complète peut commencer. Elle englobe les trois modes de respiration qu'elle intègre en un seul mouvement ample et rythmé.

« L'apprentissage se fera couché sur le dos de préférence. »

En voici en raccourci les diverses phases.

Tout d'abord l'inspir: 

« Commencez par une inspiration lente et profonde du ven­tre, et lorsque vous sentez que celui-ci ne peut se gonfler davantage, écartez les côtes et faites pénétrer encore plus d'air dans les poumons. Quand les côtes sont ouvertes au maximum, soulevez les clavicules pour faire entrer encore un peu d'air. Vous êtes, cette fois, rempli d'air au maxi­mum. Toutefois, il ne faut pas vous gonfler comme un pneu, cela doit rester aisé et confortable.

Evitez de contracter les muscles des mains, ou ceux du visage ou du cou, spécialement pendant la dernière phase (claviculaire) de la respiration. Les trois mouvements, comme nous l'avons dit au début, doivent s'exécuter en «fondu enchaîné» tout en restant nettement distincts et discernables pour un observateur extérieur. »

Durant toute l'inspiration l'air doit entrer progressivement, sans saccades, en flux continu. Vous ne devez faire aucun bruit en respirant. Il est essentiel de respirer silencieuse­ment.

TRES IMPORTANT: votre esprit doit être concentré entiè­rement sur l'acte respiratoire. »

Puis l'expir:

« Quand vous avez empli les poumons complètement, expirez dans l'ordre de l'inspiration, toujours lentement, sans saccades ni effort. Bien rentrer l'abdomen à la fin de l'expi­ration. Recommencer ensuite à inspirer de la même façon. Vous pouvez prolonger cet exercice autant que vous le désirez. Il ne doit provoquer ni gêne, ni fatigue. »

Puis Van Lysebeth nous rappelle qu'on peut pratiquer à tout moment, au travail, en marchant, partout. Qu'il est très important de respirer consciemment et aussi complètement que possible. Peu à peu, cette respiration deviendra facile et s'améliorera au fur et à mesure du temps passé à pratiquer. Il est bon de réserver cha­que jour un moment, par exemple le matin au réveil, le soir avant de s'endormir, pour pratiquer pendant quelques minutes. 

« Quand vous vous sentirez fatigué, déprimé, découragé, fai­tes quelques respirations complètes: votre fatigue dispa­raîtra comme par enchantement, votre mental s'en ressenti­ra et vous vous remettrez au travail avec un entrain re­nouvelé. »

Tout comme l'expiration, l'inspiration doit être silencieuse, lente, continue et aisée. Inutile de se gonfler comme un ballon, ne jamais forcer.

Puis Van Lysebeth nous met en garde contre une erreur assez répandue : après avoir gonflé le ventre en aplatissant le diaphragme, certaines personnes cessent de faire entrer de l'air à ce moment et rétractent le ventre comme pour faire remonter l'air dans le haut des poumons, du moins le croient-elles.

Quels sont les bénéfices liés à la pratique de la RESPIRATION DIAPHRAGMATIQUE?

Tout d’abord , cette respiration est extrêmement relaxante. 

Ensuite elle améliore de façon remarquable la circu­lation générale. En effet le diaphragme se comporte comme un second cœur : ses mouvements de piston aspirent du sang veineux en abondance, alimentant le cœur proprement dit en sang par l'arrière, et massant de façon très efficace – massage à la fois doux et puissant - les organes abdominaux. 

Le foie est décongestionné et la vésicule évacue la bile en temps opportun, ce qui prévient la formation des calculs. La rate, l'estomac, le pancréas, et tout le tube digestif sont massés et tonifiés. Les stases sanguines sont éliminées. Les «glou-glou» entendus pendant la pratique sont un excellent indicateur de l'activation du péristaltisme digestif ! 

Avec l'entraînement, cette respiration devient rapidement de plus en plus ample et souple, relaxée et rythmée. Au début elle était saccadée et difficile, du moins chez les personnes tendues. Elles seront surprises de leurs progrès rapides et de la paix qui s’installe en elles durant la pratique et dure encore de longues heures après ! 

Cette respiration décongestionne tout le plexus solaire, notre cerveau abdominal végétatif  dont l'importance nous échappe trop souvent. Toute notre anxiété se cristallise à cet endroit, ce qui explique l'effet calmant et apaisant de la respi­ration abdominale. 

Remarque: chez les personnes respirant habituelle­ment seulement du haut des poumons, la respiration yogique complète provoque une sensation de vertige, anodine mais déplaisante. Pourquoi ? 

L'effet de succion aspire littéralement le sang veineux du cerveau ce qui est très favorable. Toutefois chez les person­nes légèrement hypotendues, cette légère baisse de tension intra-cérébrale entraîne une sensation de vertige.

Comment y remédier: rien de plus simple !

« Il suffit d'amener les jambes à la verticale, donc perpendiculairement au tronc puisque l'on pratique couché; la tension se rétablit aussitôt et le vertige s'efface instantanément. » Et ce ne sera pas une raison d’interrompre la pratique, car « en peu de jours l'organisme s'y adapte et ce léger inconvénient anodin disparaît. »

Pour conclure, n'oublions pas que:

« Oui, respirer c'est vivre. Mais respirer lentement c'est vivre longtemps. Et en bonne santé. »

 

J’apprends le yoga. André van Lysebeth. Ed. Flammarion

29 mars 2007

Délicieux enfants

Mardi dernier, au cours des petits, M. petite fille malicieuse de 5 ans et demi souvent très dynamique et L. garçon turbulent de 6 ans et demi, sont arrivés les premiers. Nous ne savions pas encore que tous les autres seraient absents ce jour-là. Aussi je leur ai demandé d'installer tous les tapis en attendant.

Au lieu de courir en tous sens en jouant comme souvent, ils se sont allongés tout seuls et M. a déclaré:

-  On n'a qu'à faire des respirations en attendant!

L. s'est exclamé à son tour:

-  Oh oui c'est ça, on va respirer!

Et c'est là que M. a surenchéri en se tournant vers moi, tout sourire:

-  Et faudra faire bien attention à comment on les fait les respirations, hein!

Puis ravie de retrouver le mot exact qu'elle cherchait, elle ajouta très sûre d'elle:

-  Il faudra observer les respirations.

Ensuite tous deux se sont détendus sur le dos pour respirer lentement, avec application et concentration pendant plusieurs minutes...

... Instant de grâce... 

14 mars 2007

Calme

Quand la respiration est instable, le mental est instable; quand la respiration est stable, le mental est stable et le Yogi atteint l’immobilité. C’est pourquoi l’on doit maîtriser la respiration.

Hatha Yoga Pradipika - Chapitre II

12 mars 2007

La respiration complète

Elle peut se pratiquer dans toutes les positions du moment que le dos est bien droit. Pour les débutants nous commencerons à  pratiquer  en  position  allongée  pour  bien  sentir  le  mouvement  de  vague. Vous aurez pris soin de bien plaquer les lombaires au sol, de centrer la tête sur la même ligne que la colonne vertébrale, jambes et bras détendus, corps immobile.
 
Inspirons par l'abdomen, puis continuons en ouvrant les côtes, et enfin emplissons le haut des poumons. L'expiration suivra sans temps mort en vidant d'abord l'abdomen, puis la cage thoracique et enfin l'étage claviculaire.
Les poumons vidés, nous recommencerons alors le même mouvement ondulatoire, de façon harmonieuse sans à coups, le plus régulièrement possible.

L'on veillera à étirer l'expir le plus possible et l'on notera que l'inspir s'allonge alors automatiquement.
 
Un minimum de 12 cycles respiratoires est suffisant pour obtenir des effets notables.
 
En détails

  • La Respiration ABDOMINALE concerne la partie inférieure des poumons à la hauteur du diaphragme. A l'inspir les muscles abdominaux se retrouvent poussés vers l' avant. A l'expir, ils sont contractés.
Elle réduit la tension artérielle, favorise la digestion et le bon fonctionnement des intestins.
  • La respiration THORACIQUE concerne la cage thoracique. On écarte les côtes comme un soufflet à l'inspir, on resserre les côtes à l'expir. Avec l'expérience l'on sentira également les muscles du dos concernés.
Elle dégage le pression du cœur, améliore le fonctionnement du foie, de la rate et de l'estomac. Elle favorise l'élasticité de la cage thoracique.
  • La respiration CLAVICULAIRE va oxygéner la partie supérieure des poumons. On gonfle le haut de la cage thoracique ce qui fait se soulever (à peine) les clavicules. A l'expiration les clavicules s'abaissent. Avec l'expérience on sentira que cet étage respiratoire concerne également les trapèzes et le cou.
Elle renforce les nœuds lymphatiques et peut éviter de nombreuses affections respiratoires: trachéites, bronchites. Elle nettoie le lobe supérieur des poumons, souvent très mal oxygéné, encore plus chez les fumeurs.

CAPITAL: ces respirations SE FONT PAR LE NEZ à l'expir comme à l'inspir

Bien respirer pour bien vivre

Bien respirer favorise l'équilibre physiologique, psychique et émotionnel.

D'instinctive et automatique à la naissance, la respiration s'est vite retrouvée perturbée par les traumatismes petits et grands qui s'inscrivent inconsciemment dans le corps au fur et à mesure de notre développement. Ils y laissent des tensions qui perturbent le schéma respiratoire. La prise de conscience de ces retenues respiratoires va renvoyer aux causes émotionnelles du blocage et permettre de s'en libérer. En apprenant consciemment à bien respirer, nous pouvons retrouver une respiration libre, fluide et efficace.

De plus l'alcalinisation (alcalin, contraire d'acide) du sang provoquée par une suroxygénation favorise non seulement un bon fonctionnement musculaire (c'est-à-dire sans courbatures, dûes à un excès d'acide lactique) mais aussi le fonctionnement de l'hypothalamus et le déblocage des émotions.

La pratique du yoga, du taï chi chuan ou du chi kong renvoie à la conception asiatique qui considère la respiration comme une prise d'énergie vitale, énergie nommée prana en Inde, tchi en Chine et ki au Japon. Dans ces pratiques ainsi que dans les arts martiaux, on reconnaît l'importance fondamentale de la respiration, trop souvent négligée par la pratique sportive occidentale qui privilégie surtout l'aspect musculaire de la force vitale.

Néanmoins certains sportifs de haut-niveau se sont intéressés à ces techniques. En plus d'importants bénéfices physiques et mentaux, ils y ont gagné en connaissance d'eux-mêmes. Même si c'est difficile à accepter par certaines fédérations sportives, pas toujours ouvertes à d'autres formes de pensée...
Une fois les tensions repérées, la relaxation véritable peut s'installer. Peu à peu, la respiration retrouve sa fluidité et son amplitude, sa liberté et sa régularité, sans forcer.

Un pratiquant régulier développe nettement sa conscience du corps. Ainsi, il perçoit plus vite l'effet que les événements ou les personnes produisent sur lui. Plutôt que de refouler l'émotion vécue dont il n'aurait pas pris conscience, il sera davantage capable de l'identifier, de la comprendre, de l'affronter et de la sublimer.

Le corps sait comment respirer. A nous de lui en redonner l'occasion en l'accompagnant dans le lâcher-prise et en l'ouvrant au souffle.

08 mars 2007

Le yoga c'est quoi? (II)

Le Yoga ( योग en devanāgarī) ce terme sanskrit signifie la science de la fusion du corps et de l'esprit vers l'unité et la paix intérieure.
En des temps immémoriaux, le yoga se pratiquait de façon individuelle et isolée ; la datation devient plus manifeste lorsque le yoga s'institutionnalise au travers d'ouvrages de référence codifiant les principales lignes du yoga : la Bhagavad-Gîtâ (IV° siècle avant notre ère) et les Yoga Sutras (entre le II° et le IV° siècle de notre ère).

Du point de vue occidental, le yoga est souvent perçu par les non-pratiquants comme un loisir relaxant favorisant l'étirement, l'assouplissement ou le renforcement des muscles; mais du point de vue indien, le yoga accède au rang de science de l'esprit, où la philosophie joue un rôle aussi déterminant que la pratique physique. Cette discipline, au fil des siècles, a évolué en donnant le jour à de nombreuses écoles permettant ainsi à tous les tempéraments de s'exprimer.

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20 février 2007

Le Yoga et l' Ecole

L'enfance n'est pas toujours une période facile, elle n'est pas qu'innocence et légèreté.

Le yoga va permettre à l'enfant de grandir de façon harmonieuse, de libérer les tensions et d'affirmer son individualité. Au cours de yoga on parle de se connaître et de développer ses qualités, alors que l'éducation à l'école met elle surtout l'accent sur les défauts: au yoga on apprend des postures et des techniques qui développent la force, la concentration, la persévérance, l'équilibre, la gestion des émotions et non leur suppresssion.

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Les longues heures assis en classe (cf. photo Robert Doisneau) et le port d'un cartable souvent bien lourd peuvent avoir des effets négatifs sur le dos et la squelette en général: des postures pratiquées régulièrement améliorent l'état vertébral en renforçant la musculature et en relâchant les tensions.

La relaxation a aussi son rôle à jouer en ce qui concerne la bonne circulation des énergies et ses retombées sur le comportement.

Les techniques de respiration sont extrêmement bénéfiques au niveau émotionnel et mental: elles amènent à une meilleure gestion du stress, de la pression scolaire et des relations tant avec les enseignants qu'avec les autres élèves. Respirer plus profondément aide également à canaliser son énergie ou à libérer les blocages.

Les postures et la relaxation permettent en outre d’améliorer les capacités d’écoute et d’attention, la concentration, la capacité d’adaptation et l'aptitude à apprendre. Parmi les nombreuses qualités acquises en cours de pratique, les enfants découvrent la volonté, le calme, la gestion des émotions, leur maîtrise et la gestion du stress.
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Le yoga pour les enfants reste une discipline même si son enseignement inclut la spontanéité et le jeu. Cela leur permet de se ressentir et d’être avec les autres, découvrant le respect d'eux-mêmes et des autres dans une ambiance où la compétition n'existe pas.

Respirer, se détendre, se sentir bouger, prendre contact avec le monde environnant... c'est un éveil progressif sur son monde intérieur où l’enfant développe une autre conscience des autres et de sa personne.


Certaines écoles ont déjà intégré le yoga dans l'emploi du temps scolaire et en apprécient les effets positifs, aussi bien sur le plan de la discipline que ceux des relations avec les pairs ou de la concentration en cours: des témoignages sur ce site seraient les bienvenus, que vos enfants pratiquent le yoga en activité extra ou intra-scolaire.

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