05 décembre 2007
Dire oui à l'indiscutable réalité de l'instant
Interview d'Arnaud Desjardins par Pascale Senk
Diriez vous que vous êtes un gourou?
Arnaud Desjardins : Si j’étais dans un dîner mondain, je n’emploierais certainement pas ce terme, qui est devenu maudit à cause du phénomène des sectes ! Je dirais que je suis écrivain. Si, en revanche, mon interlocuteur semble s’intéresser à la spiritualité, alors oui, je lui dirais que j’ai consacré mon existence à cela : faire diminuer une certaine forme de souffrance. Le "guru", en hindi, c’est à la fois "celui qui a de l’expérience" et "celui qui disperse les ténèbres". Pour moi, c’est l’un des mots les plus précieux qui soient. Il existe dans toutes les civilisations sous des noms différents : c’est le "cheik" en arabe, le "pir" en persan, le maître spirituel à qui l’on s’adresse dans toutes les traditions pour recevoir une éducation émotionnelle et spirituelle. Ce travail intérieur, je l’ai d’abord expérimenté sur moi, grâce à l’aide d’un maître indien, Swâmi Prajnânpad. Depuis 1974, j’enseigne comme lui comment "se transformer de fond en comble".
Et selon vous, les sagesses orientales donnent des clés pour cette transformation ?
Oui, mais pas seulement elles. C’est pour cela que j’ai cherché, partout, dans les groupes Gurdjieff comme dans les Evangiles, dans le bouddhisme tibétain comme chez Maître Eckhart. Et ce qui m’a passionné, c’était de découvrir peu à peu que ces enseignements si différents se rejoignaient sur plusieurs points essentiels, qui sont vraiment des clés pour se transformer. Trois sont fondamentales. C’est d’abord « connais-toi toi-même ». Ensuite, « vis dans l’ici et maintenant ». Enfin, « accepte ce qui est », que mon maître Swâmi Prajnânpad traduisait par : « Il faut dire oui à l’indiscutable réalité de l’instant. »
Vous insistez particulièrement sur cette acceptation inconditionnelle du réel...
C’est cela, la pratique spirituelle, l’ascèse. Cela veut dire s’exercer. Accepter ce qui se passe à l’intérieur de notre être, devenir beaucoup plus présent, attentif, le plus souvent possible et notamment dès que nous nous sentons affectés soit par une émotion négative, soit par une émotion euphorique, qui peut tout autant nous aveugler. Accepter aussi ce qui est. Je me réveille un matin et mon enfant est malade? Je m’exerce à ne pas perdre mon énergie dans des conflits intérieurs, comme : « Mais pourquoi l’ai-je sorti sans manteau hier? Pourvu qu’il n’ait rien! » Non: pas de discussion, pas de décalage avec la réalité. J’appelle immédiatement le médecin. Apparemment, le comportement est le même que pour n’importe qui, mais l’attitude intérieure est totalement différente.
Dis comme cela, ça a l’air simple...
La simplicité, c’est l’aboutissement. Un swâmi hindou, à qui j’avais demandé, lors de l’un de mes premiers voyages en Inde, « qu’est-ce que c’est la spiritualité ? », m’avait répondu dans un éclat de rire: « Quand il pleut, j’ouvre mon parapluie. Quand il cesse de pleuvoir, je le referme. » Voilà : l’acceptation de ce qui est, l’action juste ensuite. Mais pour parvenir à une telle attitude intérieure, le chemin est très long, très difficile.
Pourquoi ?
Parce que nous vivons la plupart du temps dans l’illusion. Les enseignements traditionnels tiennent des propos extrêmement durs sur notre condition humaine ordinaire. Ils parlent "d’aveuglement", de "sommeil" de "non-vérité". Il nous faut sans cesse faire des efforts pour revenir au réel, parce que nous sommes soumis à une certaine forme d’esclavage, celui de notre mental tortueux. Cela, la plupart des chercheurs spirituels ne l’entendent pas vraiment. Or, je le répète: il faut se remettre complètement en cause pour avancer, c’est l’affaire d’une existence entière. Cet engagement sur la voie n’est pas seulement une activité bénéfique que l’on ajouterait à notre existence comme des cours de piano. C’est toute notre existence qui doit se confondre avec la voie spirituelle. Chaque épreuve, chaque moment de ma vie devient alors un point d’appui sur lequel j’exerce ma vigilance et ma compréhension.
Et qu’est-ce qui peut motiver dans cette ascèse si difficile?
L’envie de se développer dans la ligne de l’être, et non dans celle de l’avoir. Et la rencontre directe avec des personnes qui ont déjà accompli ce travail. Vous savez, Swâmi Prajnânpad, mon guru, n’était à peu près rien, socialement parlant. Mais nous, ses quelques disciples français qui avions des moyens financiers, eh bien je peux vous dire que nous étions des mendiants à côté de lui, des infirmes du cœur... Un jour, je l’ai vraiment compris. Je sortais de l’ORTF, où je travaillais, et il pleuvait des trombes. Je ratai le bus. Mon mental se mit à tourner en vrille. Intérieurement, je ne cessais de me plaindre : « Pourquoi dois-je vivre ça, à attendre sur le trottoir, après une journée de travail, etc. ». A ce moment-là, un producteur très célèbre à l’époque est passé devant moi, confortablement installé dans sa limousine. Je râlais de plus belle : « Oui, évidemment, moi je suis sur le trottoir, trempé, pendant que d’autres... » Et soudain, du plus profond de moi, une question est montée : « Arnaud, de quoi as-tu le plus envie dans ta vie ? Veux-tu ce que possède ce producteur ou bien ce que vit Swâmi Prajnânpad ? » Eh bien, la réponse, évidente, ne s’est pas fait attendre. Et je me suis immédiatement apaisé.
De ce qu’avait votre maître, que désiriez-vous?
La liberté, la plénitude, la présence. Il était comblé et ne demandait rien. C’était lui le plus riche d’entre nous. Et ce qui dominait chez lui, comme chez tous les maîtres authentiques que j’ai approchés, c’est l’amour. Non pas "l’amour émotion" dans son sens galvaudé d’aujourd’hui, mais un amour profond, une bienveillance, un sentiment qui a à voir avec la bonté, l’intelligence du cœur. Ma fille, qui avait 4 ans à l’époque, a demandé à celui que nous appelions Swâmiji s’il possédait des pouvoirs miraculeux comme certains yogis. Il lui a répondu : « Infinite love, infinite patience » (« Amour infini, patience infinie »). Aujourd’hui, je réalise à quel point c’était vrai. Donc, c’est cela qui motive: trouver quelqu’un qui vous donne envie de ce qu’il est et non de ce qu’il a.
Vous avez expérimenté cette transformation promise par les enseignements spirituels. De quoi est-elle faite?
Je dirai d’abord qu’il y a une diminution de l’égocentrisme et que, donc, notre perception du monde, des autres, devient plus vaste. Il y a aussi la disparition progressive de ces émotions qui sont toujours liées à « moi, mes souffrances; moi, mon bonheur; moi, ma réussite » ; la neutralisation de toutes sortes de pensées inutiles qui sont des projections, des peurs, des illusions; et ainsi de plus en plus d’ouverture spontanée et aisée aux autres, de plus en plus de présence au moment présent.
Et cela, même dans les pires circonstances?
Oui. En juillet 2000, j’ai eu un gros problème, un œdème pulmonaire aigu. Peu à peu, je sentais l’eau monter dans mes poumons comme si j’allais mourir noyé. Les secours n’arrivaient pas. Jusque-là, je ne savais pas si je serais capable de « dire oui à la mort ». Et bien, après toutes ces années d’exercice de l’acceptation, je n’ai pas résisté. J’étais calme, entièrement prêt à cette nouvelle expérience. Ce que nous enseignent les spiritualités, « vivre dans le climat du oui », opérait encore. En cela, je veux témoigner: même si j’ai réalisé tous mes rêves d’enfant, comme celui de réussir, d’avoir du succès, de connaître des gens célèbres, de voyager, l’aventure qui de loin reste la plus importante, celle qui surpasse toutes les autres, c’est cette transformation intérieure.
A propos d’Arnaud Desjardins
Avant d’être une quête, la vie d’Arnaud Desjardins a d’abord été menée par le goût de l’enquête. Très touché dans ses jeunes années par la lecture des livres de la collection “Spiritualités vivantes”, qu’avait fondée Jean Herbert aux éditions Albin Michel, ce jeune fils de protestants austères n’avait de cesse de vouloir vérifier si les sages dont parlaient les textes existaient vraiment.
Devenu réalisateur de télévision, il entreprend son premier voyage en Inde en 1959 à bord d’une Peugeot Break. C’est pour lui le début d’une série de rencontres avec des hommes et des femmes remarquables, comme Swâmi Ramdas ou Mâ Anandamayi. En 1965, il rencontre celui qui sera son maître, Swâmi Prajnânpad. En 1968, l’ORTF diffuse ses films (“Ashrams”, “Le Message des Tibétains”). Arnaud Desjardins devient célèbre. Pendant quelques années, il se partage entre sa carrière professionnelle, sa vie familiale - il a eu deux enfants avec Denise Desjardins et une liaison médiatisée avec Dalida - et sa quête spirituelle, qui l’amène à faire de fréquents séjours en Asie.
En 1974, son maître l’encourage à ouvrir un ashram. Depuis cette date, Arnaud Desjardins se consacre à la transmission de ce qu’il a appris. A Hauteville, en Ardèche, il accueille à la fois des personnes en recherche spirituelle et des philosophes ou des représentants de diverses religions, qui souhaitent partager ensemble l’essentiel des spiritualités, dans un profond souci de tolérance et d’ouverture à l’autre.
Pascale Senk / Psychologies.com
11:15 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
23 novembre 2007
Des émotions, des détails
Les émotions sont une matière première sur laquelle vous pouvez travailler. Ne les étouffez pas, ne les réprimez pas, mais transformez-les, purifiez-les. (page 75)
L’Absolu est en l’homme. L’homme est une expression ou une manifestation de l’Absolu… Le moindre détail de l’existence devient sacré et se trouve éclairé par la spiritualité. (page 82)
Rien n’est trivial, rien. (page 83)
POUR UNE VIE REUSSIE: UN AMOUR REUSSI, Arnaud DESJARDINS
Editions de la Table Ronde, 1986; en livre de Poche, 2006
16:20 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
30 octobre 2007
De la peur
Arnaud Desjardins, Au-delà du moi, A la recherche du Soi, tome 2, Ed. de la Table Ronde
09:55 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
29 octobre 2007
Etre entier
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03 juillet 2007
La vigilance
" Si vous regardez bien, vous verrez combien de gestes vous faites sans avoir décidé de les faire: pratiquement tous. Combien de paroles vous dites sans avoir décidé de les dire:
pratiquement toutes. Combien de conversations commencent, sans décision consciente de se mettre à parler. Et puis regardez, non plus dans le détail de la vie quotidienne où c'est parfaitement perceptible mais dans les grandes orientations de votre existence, comment tout s'est déroulé. Vous pouvez toujours justifier, croire que vous êtes libres; mais, si vous vous éveillez tant soit peu, vous verrez que ce n'est pas vrai. Vous vous rendrez compte: « Mais qui me dirige? Qui me donne ces ordres? Je suis comme le sujet hypnotisé qui commence "librement", vers quinze heures à organiser son expédition à Saint-Gervais pour pouvoir décider non moins librement de dîner chez Mme Lafont. »
La vigilance est exprimée en anglais par les mots awareness, mindfullness, collectedness, self-remembering et, en français, par recueillement, ou conscience, ou, selon la vieille expression chrétienne: présence à soi-même et à Dieu. Il n'y a pas de présence à Dieu sans présence à soi-même et il n'y a pas de réelle présence à soi-même sans présence à Dieu, si vous voulez utiliser le langage religieux. Trop d'entre vous, qui se disent chrétiens, n'ont eu qu'une formation morale et théologique; un petit peu d'étude du dogme et un petit peu de morale. Mais de ce qu'on appelle la théologie ascétique et mystique le chrétien ordinaire n'a aucune connaissance, qu'il soit protestant ou catholique. Si vous étudiez ce qui a fait l'essence de la vie des moines bénédictins, des moines trappistes, des moines chartreux ou des moines du mont Athos, vous verrez que toute la vie du moine est axée ou centrée sur cette nécessité de vigilance. "
11:25 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
02 juillet 2007
Soi et l'autre
« L'ego ne vous fait voir que vous et personne d'autre. Mais il disparaît dès que vous voyez que, tout autant que vous, il y a aussi les autres. Cette prise de conscience engendre le sentiment que, tout comme vous avez votre propre « Je », les autres aussi ont leur propre « Je ». Et, quand vous acceptez le « Je » de l'autre, vous devez aussi inclure dans celui-ci ses façons de vivre, ses coutumes et schémas comportementaux, ses manières de penser - la totalité de son être. Tout comme vous avez vos propres tendances, lui aussi a les siennes. Dès que ce fait est accepté, l'emphase mise sur votre ego diminue.
On doit juste tenter d'observer et de voir ceci: tous sont différents, tous sont séparés. Comment pouvez-vous donc comparer, puisque chacun est différent et unique? Chaque chose est différente d'une autre. Ceci est simplement ceci, rien que soi-même, complet en soi-même, établi dans sa propre gloire, unique. C'est Brahman, l'Absolu.
Juger, c'est comparer; mais toute chose étant distincte et particulière, il n'y a jamais rien à comparer. Toute chose est incomparable, unique et absolue. Rien n'est absolument bon ou mauvais. II n'y a que des différences. Que reste-t-il alors? L'autre est ce qu'il est. Essayer de le connaître et de le comprendre si vous souhaitez le faire. Le cours de la vie de quelqu'un d'autre est différent du vôtre. Il progressera en fonction des circonstances qui sont les siennes. Si j'ai quelque chose à faire avec lui, alors j'essaierai vraiment de le comprendre. Quelle sorte de personne est-ce, pourquoi parle-t-il ainsi, quelle est son attitude, comment se comporte-t-il et s'exprime-t-il? J'essaierai de connaître tout cela. Alors seulement serai-je en mesure de traiter avec lui. Dès que vous acceptez « cela » tel que c'est, votre ego disparaît séance tenante.
L'unité avec l'autre signifie voir, comprendre, et ressentir l'autre tel qu'il est. La compréhension engendre l'empathie, l'empathie suscite l'amour et l'unité. Quand vous voyez l'autre, vous êtes libre de l'autre. Est-ce qu'il semble y avoir là une contradiction? Quand je vois qu'il est juste lui, comment est-ce que je deviens libre de lui? Comment puis-je le garder, tout en étant libre de lui? Vous devenez libre de lui quand vous dites: il est. Pourquoi?
23:50 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
25 mars 2007
Prajnânpad
Qu’est-ce qu’un homme réalisé? C’est un homme qui boit, qui mange, qui fait l’amour et qui est parfaitement satisfait.
Croire en Dieu, fréquenter les temples ne confère aucune spiritualité. La spiritualité c’est la conduite juste, et non la croyance en des superstitions, qu’elles soient modernes ou anciennes. Il y a un seul chemin et c’est le chemin dans lequel vous vous avancez avec tout votre être. Faire des rituels d’adoration, aller au temple, prier Dieu, ne sont que des histoires que l’on se raconte à soi-même. Et Krishna n’est qu’un homme comme chacun d’entre nous. Avez-vous besoin de religion, de Dieu, d’enfer, de paradis, etc.? Tout ceci est la création d’un mental insatisfait et divisé.
On n’apprend rien simplement en lisant des livres. On n’apprend qu’en recevant des coups, lorsqu’après avoir fait des efforts, on connaît le succès ou l’insuccès.
Ce qui n’est pas vrai apparaît et disparaît. La vérité, au contraire, ne meurt ni ne naît.
Ne vous préoccupez pas de la longueur du chemin. Un vrai chercheur avance jusqu'à ce qu'il atteigne son but.
Chacun ne s'intéresse qu'à lui-même. Cette règle ne souffre aucune exception.
Même le plus grand sage, qui considère chacun comme étant lui-même, agit dans son propre intérêt. Seulement, pour lui, son propre intérêt inclut tout le monde. Tout homme agit, toujours, dans son propre intérêt. Personne ne peut agir autrement. La différence réside simplement dans l'étendue ou l'étroitesse de ce qu'il considère comme son propre intérêt.
La différence est la première grande vérité à laquelle nous sommes confrontés; et le changement est la deuxième… Le changement c’est un autre nom pour la différence. Le changement, c’est la différence dans le temps… Tout est passager, tout est en mouvement dans un courant, rien n’est stable, rien ne demeure; rien ne demeurera, quoi que ce soit ou qui que ce soit : la fortune, le mari, les fils, le corps et le mental.
1. Tous sont dans un processus continuel de changement.
2. Tous sont différents, chacun a sa propre identité; il n’y a pas deux mentals semblables. Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu’un d’autre.
Vous ne pouvez faire que ce qui est en votre pouvoir. C’est tout! Pourquoi vous feriez-vous du souci pour ce qui est dans le passé ou dans le futur? La pensée sert à l’action, ou ne sert à rien… C’est l’attente qui est la cause de tous les soucis… Les choses peuvent tourner comme vous vous y attendez ou non. Tout dépend des facteurs extérieurs et non de vous. Alors? Espérer quoi? Vous devez accepter ce qui est arrivé, ce qui arrive. Il n’y a pas de place pour l’espoir… Restez dans le présent : agissez, agissez, agissez… Ne courez pas après le bonheur. Le bonheur est le résultat de l’action juste. Le sage est un homme d’action; c’est où il trouve le bonheur: parce qu’il a cessé de l’espérer… La vérité ne viendra pas. Elle est ici et maintenant… Vivre heureux, c’est vivre sans espoir.
Chacun est unique… Il n’y a pas de supérieur ni d’inférieur. Tous sont égaux… Tous les êtres sont " autres " en réalité, il est donc vain de s’attendre à ce que quelqu’un d’autre se conduise comme " je " le désire… Ce serait contre nature. Et pourtant, c’est ce que les hommes font. Et parce que cette attente est déçue, ils se sentent frustrés et insatisfaits.
Ne pensez pas, voyez. Ne supposez pas, voyez seulement… Penser, c’est créer quelque chose d’autre.
L’enfant attend seulement. L’enfant veut avoir. C’est tout. Le désir d’avoir, la tendance à avoir, c’est de l’enfantillage. Que l’on soit âgé de quatre-vingts ou même de huit cents ans… c’est de l’enfantillage pur et simple. Un adulte est celui qui donne.
07:00 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
24 mars 2007
Vous ne voyez que vous-même partout.
« Ce que vous êtes, vous l’êtes ! Acceptez-le avec tout votre être et pas seulement intellectuellement. Les circonstances sont comme elles sont parce que c’est ainsi que vous les avez faites. C’est le but que vous avez poursuivi dans le passé. C’est donc à vous. Il vous appartient. Il n’est pas question de ne pas accepter ce qui est à vous. Vous l’avez demandé et il est venu.
Ne vous rejetez pas vous-même. Si vous vous rejetez vous-même, comment pouvez-vous accepter les autres? Ce que vous voyez à l’extérieur n’est qu’une projection de vous-même. Le monde entier tel que vous le voyez n’est qu’une projection de vous-même. Vous ne voyez que vous-même partout.
Aussi, acceptez émotionnellement chaque chose y compris vous-même et voyez intellectuellement ce qui peut être fait si quelque chose peut être fait. Dans la réalité, faites-le. Puisque cela vous est arrivé, vous ne pouvez pas l’annuler. Alors ? Acceptez-le. Dites oui à toute chose. C’est à vous. C’est là.![]()
Il faut accepter ou rejeter. Si vous ne pouvez pas dire oui, dites non. Il n’y a rien entre les deux. Entre les deux est une illusion. « J’accepte mais… », c’est un mensonge. Ce « mais » est émotionnel. Si vous avez accepté, vous avez accepté de tout votre cœur et complètement. Si vous êtes incapable d’accepter ce qui arrive, rejetez-le, c’est-à-dire voyez la cause pour laquelle c’est arrivé et cherchez à éliminer cette cause. Si la cause est éliminée, l’effet disparaîtra également. Si, toutefois, il ne vous est pas possible d’éliminer la cause de ce qui arrive, laissez-la. Acceptez-la comme vous appartenant et expérimentez-la. Le plaisir et la peine, le chaud et le froid sont les deux aspects d’une même chose. (…)
La vérité (Tattvam) est ce qui est. Connaître la vérité, c’est voir ce qui est sans vous identifier ni vous projeter. L’accepter, c’est en faire une part de vous-même. Quand ce qui est, est une part de vous-même, comment pouvez-vous ne pas vous sentir à l’aise avec ce qui est ? »
15:40 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, bien-être, méditation
12 février 2007
Le bonheur
![]()
" Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons. "
09:10 Publié dans 17. Arnaud Desjardins et Swâmi Prajnânpad, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, bien-être, méditation






