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28 janvier 2008
Apprendre à respirer (1)
La respiration abdominale
souvent appelée respiration bouddhiste par les adeptes des arts martiaux
Je pratique
Je suis allongé(e) sur mon tapis de sol, le dos bien droit, la tête dans l'alignement de la colonne, bras et jambes détendus. Inspiration et expiration par le nez. À l'inspire, le ventre se gonfle, à l'expir, il se creuse. Au minimum, 12 cycles pour en sentir les effets bénéfiques.
Débutants
Je pose une main sur mon ventre au niveau du nombril et je me concentre sur le mouvement de l'abdomen pendant que je respire. Je sens ma main qui monte à l'inspir, qui descend à l'expir.
J'approfondis
Je pose la pointe de la langue en arrière des dents, au niveau du palais supérieur. Si j'ai l'habitude de cette respiration, je reste un temps confortable (de quelques secondes à plusieurs) "poumons vides" à la fin de l'expir, pour laisser l'inspir se faire d'elle-même.
Effets
1) masse les organes internes. Prévention des affections du système digestif et du système uro-génital.
2) tonifie les muscles abdominaux.
3) améliore le fonctionnement des reins et la circulations de l'eau dans le corps.
4) pratiquée le soir dans son lit, elle prépare au sommeil. En règle générale, elle détend et apaise.
La respiration abdominale inversée
Souvent appelée " RESPIRATION TAOÏSTE ", c'est la respiration embryonnaire, celle que nous avions dans le ventre de notre mère.
Je pratique
Je suis allongé(e) sur mon tapis de sol, le dos bien droit, la tête dans l'alignement de la colonne, bras et jambes détendus.
Inspiration et expiration par le nez. À l'inspir, je creuse le ventre, à l'expir je bombe le ventre en le poussant en direction des pieds. Au minimum, 12 cycles pour en sentir les effets bénéfiques.
J'approfondis
La pointe de la langue est posée en arrière des dents, au niveau du palais supérieur. Si j'ai l'habitude de cette respiration, je reste un temps confortable (de quelques secondes à plusieurs) "poumons vides" à la fin de l'expir pour laisser l'inspir se faire d'elle-même. J'observe le bas de mon dos (zone lombaire) à la fin de l'expiration.
Mêmes effets que la respiration abdominale normale, plus:
2) recentre et apaise en profondeur,
3) assouplit admirablement le diaphragme, améliorant la capacité respiratoire et favorisant l'élimination de l'air résiduel,
4) prépare à l'effort,
5) prépare à des respirations plus complexes et aux techniques de purification respiratoires du hatha yoga
6) limite de manière remarquable les maux de dos.
18:15 Publié dans 04. La pratique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : yoga, bien-être, respiration
23 janvier 2008
Voie du coeur et compassion
On ne voit bien qu'avec le coeur
Le Petit Prince. Saint-Exupéry
Quelque chose m'irrite en ce moment: c'est la recherche du sens à tout prix. Alors on intellectualise, on raisonne, on déduit, on démontre par a+b. Ca rassure sans doute, le monde s'explique, plus d'imprévu, plus de surprise, plus d'inconnu, du moins le croit-on... Chercher à donner du sens à ce qui en a d'accord, mais tout interpréter, mettre du mental partout, culpabiliser le pauvre, le chômeur, le malade, le handicapé, et j'en passe, là je ne comprends plus. Où est donc passée notre compassion? Où s'exprime le coeur?
Et puis c'est oublier que nous sommes différents, que certains sont plus fragiles ou moins bien armés pour la vie et la santé que d'autres, que chacun est le résultat d'une histoire, d'une biologie et d'une éducation avec lesquelles il n'est pas toujours facile de composer. C'est oublier que chacun vit dans une société avec ses qualités et ses défauts, avec une volonté politique plus ou moins grande de diminuer les pesticides, les gaz polluants, de cultiver bio, de réellement prendre en compte la santé des citoyens en arrêtant par exemple de privilégier le profit de tel ou tel labo ou pas. Et que ça, sur l'instant, on n'y peut pas grand chose. A part sans doute veiller sur nos enfants, jour après jour. Alors chacun se débrouille avec ce qu'il est, avec ce qu'il a, et encore, bienheureuses nos sociétés occidentales où pour la plupart nous mangeons à notre faim!
On aimerait parfois juste comprendre pour ne plus avoir à prendre le chemin du coeur. On cherche alors des boucs émissaires au lieu d'aller à l'essentiel. Trop besoin de certitudes et pas assez de confiance en notre sensibilité! Et pourtant... Une situation difficile se présente? Qu'allons-nous en faire? Quelle attitude sera la nôtre? Comment allons-nous aborder la difficulté, l'affronter, la passer tout simplement? Avec qui? Elle sera l'occasion de quel partage, de quelle croissance? Vers quoi va-t-on marcher et avec quelle ressource ignorée puisée tout au fond de nous?
Ce que je me demande, c'est où est passée notre compassion. Où est donc la réelle attention à l'autre et à ses besoins, à ce qu'il est, à ce qu'il dit, à ce qu'il éprouve, à ce qu'il sait, à ce qu'il peut accomplir, à ce qui compte pour lui, pour elle. Je suis ulcérée par toutes les belles paroles dites de communication et par le peu de regard, le peu d'écoute, le peu d'ouverture du coeur. Pourtant, tous, un jour ou l'autre, nous serons en situation de faiblesse, de vulnérabilité, et nous serons là à quémander un peu d'attention, un peu d'humanité, un peu de tendresse. Oui notre corps va s'user, oui tout le monde peut se retrouver à la rue très vite, oui la vie est parfois dure. Et oui surtout, nous mourrons toutes et tous au bout du compte, et là nous serons nus avec pour tout bagage nos petites vies réussies ou pas et le souvenir de nos amours, de nos joies et de nos peines, de nos partages. Qui nous tiendra la main? Qui sera présent, physiquement ou dans notre coeur, vraiment présent?
Et vous, pour qui êtes-vous présent?
Ce qui m'émeut si fort de ce petit prince endormi,
c'est sa fidélité pour une fleur,
c'est l'image d'une rose qui rayonne en lui comme la flamme d'une lampe,
même quand il dort...
Et je le devinai plus fragile encore.
Il faut bien protéger les lampes: un coup de vent peut les éteindre...
Antoine de St Exupéry, Le Petit Prince
10:45 Publié dans 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, méditation, bien-être
22 janvier 2008
Ateliers de Yoga
Yoga, équilibre et recentrage
13:05 Publié dans 03. Ateliers et stages, 07. Saison 2007-2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, bien-être
17 janvier 2008
Les voeux de Babacar pour l'année 2008
L'effet est de même essence que sa cause.
(Sâmkhya Kârikâ, Kârikâ 9)
Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.
(Paroles de Jésus, Evangile selon Saint-Luc 23 34)
Chers amis en l'être,
Toute action produit une réaction égale ou supérieure, c'est la base de la loi du Karma.
Selon le Karma Yoga, la pensée crée l'action, l'action produit l'habitude. L'habitude donne naissance au caractère, et le caractère détermine la destinée. Dans l'esprit du Samkhya (voie de l'analyse), l'effet désigne l'action, la cause la pensée. Mais à la longue, l'action peut devenir elle-même cause si l'on n'est pas conscient de ce que l'on fait, et ainsi de suite. C'est l'engrenage du samsara.
En un sens, cela rappelle les paroles du Christ: « Un arbre ressemble à ses fruits ». Fruit, germe, plante, jusqu'à l'arbre, tout est mouvement, action, mais aussi cause. L'arbre symbolise à la fois l'action et la réaction. Il est le produit et l'origine de la graine. Il en va de même pour nos pensées. Elles sont le moteur de nos actes, mais elles peuvent aussi en devenir la résultante.
Les êtres sont des plantes qui, de par leur existence, produisent un Karma, dans l'action tout comme dans l'inaction. De gré ou de force, consciemment ou inconsciemment, chacun programme l'orbite de sa vie. Cependant à tout instant, il est possible de prendre une nouvelle direction ou de créer une nouvelle destinée. C'est une question de prise de conscience.
Nous sommes conditionnés, mais en vérité, nous pouvons rompre ce conditionnement ici et maintenant si nous y prenons garde. Nous ne sommes rien d'autre que ce que nous pensons à chaque instant. Nous sommes l'expression de nos pensées et sentiments. Toute vie est une occasion de s'affranchir du jardin d'enfant des émotions et des pensées parasites pour tendre vers la libération.
Je n'ai pas de château, je fais de mon esprit mon château.
Je n'ai pas d'ennemi, je fais de l'inattention mon ennemi,
disaient les Samouraïs japonais. Dans les monastères et lieux de retraite, on procédait chaque soir à un examen de conscience. Dans la tradition indienne et dans le Bouddhisme, on recommande la pratique du stop oriental: s'arrêter et réaliser. Quelles que soient la situation et les vibrations émotives qui nous perturbent, il faut prendre le temps de s'arrêter et de prendre conscience. Les émotions perturbent notre vision, notre compréhension, et nous entraînent dans un cycle sans fin d'actions et de réactions. « Connais-toi toi-même », disaient les Grecs. La connaissance de soi est le fondement de toute démarche spirituelle. Qu'on soit athée ou croyant, chacun a besoin d'un minimum de prise de conscience. Il s'agit de réaliser ce que l'on programme au lieu de se laisser programmer inconsciemment et de retomber toujours dans les mêmes erreurs. Dans la voie du yoga, il est recommandé de méditer chaque soir sur les pensées et les actes accomplis pendant la journée, de les analyser et de se reprogrammer ensuite en vue d'agir le lendemain d'une façon plus conforme à nos objectifs spirituels: c'est l'autosuggestion méditative.
Celui qui se trouve au fonds d'un puits a un horizon borné à la surface qu'il contemple. Celui qui fait l'effort de sortir du puits et de s'élever avec la navette intersidérale de la méditation n'est plus limité, car son champ de vision dépasse l'imagination. Élevons-nous au delà des limitations du mental. Tendons vers un légitime idéal de paix, de succès, et de réalisation spirituelle en nous appuyant sur une prise de conscience de tous les instants.
Bonne et heureuse année, présence, conscience, plénitude, bonheur!
Diam, paix, pax, peace, shalom, salam!
Yogi Khane
AFRIQUE - AMERIQUE - ASIE - EUROPE
17:45 Publié dans 15. Babacar Khane, 23. A méditer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoga, bien-être, méditation
05 janvier 2008
Voeux 2008
RECETTE POUR UNE ANNÉE NOUVELLE

Prendre 12 mois complets,
Les nettoyer de tout ressentiment, haine et jalousie
Pour les rendre aussi frais et propres que possible.
Maintenant couper chaque mois en tranches de 28, 30 ou 31 morceaux,
Puis, tout doucement, incorporer dans chaque journée,
Un zeste de courage... une pincée de confiance... une cuillère de patience...
une louche de travail...
Mélanger le tout avec de généreuses portions d'espoir, de fidélité, de générosité et de douceur.
Assaisonner le tout avec un soupçon de rêves, une bolée de rires et une pleine tasse de bonne humeur.
Verser maintenant la recette dans un grand bol d'amour
Et pour terminer...
Décorer avec un sourire... Servir avec tendresse...
Maintenant vous avez 365 jours pour la savourer avec
Amour et délicatesse...
J'avais envie de vous faire partager la recette,
envoyée par une amie!
A vos fourneaux...
10:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 2008







